Vendredi 4 avril 2008
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11:51
J'y reviens pour ajouter quelques précisions.
L'article de Marie-Claude Decamps et Cécile Chambraud met en exergue le manque de formation des clandestins d'ETA : "faute d'entraînement, sept etarras ont sauté avec leur bombe depuis 2000".
Exact, mais "gonflé". Il faut en effet préciser que sur le nombre, quatre sont morts le même jour, en juillet 2000, dans leur voiture, à Bilbao, alors qu'ils préparaient la mise à feu d'un
explosif.
Cela relativise le "manque d'entraînement". La vraie question, je crois (il y aura partout des maladroits ou la faute à pas de chance quand on manie des explosifs) réside 1/ dans le vieillissement
de certains explosifs qui, dérobés un jour, deviennent instables après plusieurs mois de stockage dans des conditions aléatoires (exemple de la titadyne volée à Plévin), mais surtout 2/ dans
l'arrestation des artificiers de l'appareil logistique.
Quand "Einstein" fut arrêté en 2000 en même temps qu' "Inaki de Renteria", le patron de l'organisation à l'époque, c'est le "Monsieur ISO 2000" d'ETA qui tombait. Ignacio Santesteban Goicoechea,
"Einstein", était considéré comme le "certificateur" du matériel fourni. Dès son arrestation, tout le monde s'est mis à trembler en rcevant des "matériels" qu'il n'avait pas mis au point. En
d'autres termes : arrêtez l'artificier et forcèment, chacun va y réfléchir à deux fois avant de déposer une bombe.
Autre précision, concernant l'article cette fois de Michel Garicoix qui accompagne le papier principal : ce ne peut pas être un membre de la "réserve" que le journaliste a rencontré. Tous les
membres de la réserve sont planqués dans des appartements, des villas où ils reçoivent une formation ou sont en attente d'une mission. Il serait étonnant que Michel Garicoix ait pu pénétrer dans
une telle antre.
Il a pu, par contre, rencontrer un membre des commandos "illégaux" en attente de mission.