Jeudi 10 avril 2008
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19:50
Un couple d'amis est revenu à Biarritz pour y passer sa retraite. Il a écrit au maire en le félicitant de "l'effort fait pour organiser et soutenir des festivals" tels que Le temps d'aimer, la
Semaine du cinéma latino-américain ou les Translatines". Un seul "hic", un point qui, à vrai dire, les a choqués : "dans le festival international de danse, les présentatrices se sont
systématiquement adressées au public d'abord en Basque puis en Français". Et de poser la question à Didier Borotra : "N'y a-t-il pas une limite à maintenir quant à la priorité du Français sur le
Basque ?" En ajoutant : "est-ce que cela signifie que, pour la Mairie, Biarritz est d'abord dans un pays de langue basque et que le Français n'y est qu'une deuxième langue ?".
Le maire a répondu qu'il avait été lui-même "étonné de cette situation". Mais pour préciser aussitôt que le festival en question, Le Temps d'aimer, "n'est pas organisé par la ville, mais par une
association, Biarritz Culture". Ben voyons !...Cela étant, Didier Borotra "l'étonné" ne considère "sincèrement pas qu'il s'agit d'un manquement grave par rapport aux us et coutumes de la région"
(ça c'est une formule drôle ...).
D'ailleurs, le maire, qui sent la polémique sous-tendre la question, plonge en plein dedans pour "rassurer" son interlocuteur : "l'essentiel de la population, comme moi-même d'ailleurs, ne parle
pas basque, mais il n'empêche que Biarritz est en Pays Basque et que le basque y a aussi ses droits, ceux d'une culture millénaire"...En concluant : "Je ne crois pas très sincèrement que cette
affaire mérite beaucoup de discussion car la quasi-totalité de la population connaît cette réalité et l'accepte". Et pan !
Notre ami, qui a toujours considéré lui aussi que le Basque était bien d'une culture millénaire ne voit pour autant toujours pas pourquoi on présente Le Temps d'aimer d'abord en Basque, puis en
Français. Et pas l'inverse...
Et moi, je me dis que le maire de Biarritz se mélange les pinceaux dans ses explications et qu'il a de curieuses façons d'embarquer la quasi-totalité des Biarrots dans ses convictions. Je crois
plutôt que la quasi-totalité de la population pense le contraire de ce qu'il affirme...
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