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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 20:51
Les dernières élections municipales au pays basque ont fait apparaître un recul des nationalistes sur la scène politique locale. Ils ont perdu leur "label" municipal avec la défaite de la droite -à laquelle ils été associés depuis six ans- à Anglet et ils ont régressé en nombre de suffrages et en pourcentage à Bayonne où, du même coup, ils ont perdu leurs deux élus d'opposition de 2001.
A Biarritz, ils ont marqué un réel retour en force si l'on s'arrête aux résultats de la liste menée par Peio Claverie. Un résultat en trompe-l'oeil toutefois si l'on veut bien considérer que nombre de voix de gauche lui ont apporté ses suffrages. Par défaut, faute d'avoir pu trouver dans la liste socialiste une véritable occasion de faire progresser des idées, un progamme et une véritable ambition.
Et puis, il y a eu aussi la perte de ce siège symbolique de Saint-Etienne-de-Baïgorry où le seul élu abertzale (ce ne fut que pour un mandat) a été nettement devancé par la droite.
La gauche va devoir toutefois se poser des questions sur ses futures alliances. Une fois évacuée la tendance Batasuna, celle qui se refuse à condamner les assassinats d'hommes de gauche -comme de droite- par ses copains d'ETA, la gauche socialiste et progressiste devra bien un jour ou l'autre se demander comment, à quelles conditions, sur quel programme d'action, elle pourra faire alliance avec AB et EA (cela s'est fait cette fois-ci à Bayonne) pour faire basculer des communes qui ne demandent que cela.
Ce sera le cas à Bayonne où, seule, la gauche socialiste et communiste est minoritaire. Quand, comment, à quelles conditions, sur quels principes, le PS va-t-il se décider à parler avec AB de ce qui peut les rassembler et les faire agir ensemble ?
Ce sera le cas à Biarritz où il faut enfin faire comprendre aux électeurs qu'il y a d'autres solutions que cette alliance de façade, de complaisance, entre des politiciens professionnels, des copains de droite et des nationalistes trop contents, adoubés qu'ils ont été, d'être institutionnalisés, des nantis et des parvenus de la politique, des gardiens d'un temple qui ressemble trop à une boutique. Il devrait y avoir en face des hommes de gauche réunis, qu'ils soient socialistes ou nationalistes et qui parlent d'une seule voix pour proposer autre chose à une ville qui ne vit pas que de paillettes.
Les cas d'Urrugne -où seules 27 voix ont séparé la liste de droite de celle de la gauche et des nationalistes d'AB- et d'Ustaritz sont peut-être les prémices de quelque chose qui bouge au pays basque.
On ne sait pas si c'est la solution. Ce que l'on sait, c'est qu'il faut en parler et y réfléchir.
Par chag - Publié dans : politique
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Commentaires

Si l'on ajoute le reflux au pays basque espagnol, plus les "difficultés" d'ETA, est-ce la fin du nationalisme basque?
Il faut mettre en perspective le phénomène par rapport à ce qui se passe en Europe. Le nationalisme n'agit plus comme système d'explication globale ou comme utopie libératrice. Il continue cependant d'exprimer des sentiments collectifs qui ont des effets politiques. En Europe centrale il suffit de voir le Kosovo. Mais des revendications nationalistes s'expriment aussi fortement en Ecosse, en Catalogne, au Pays basque, en Flandre.
Ils peuvent difficilement se comparer aux mouvements messianiques des révolutions nationales dans l'Europe du 19ème siècle en Irlande, en Italie ou en Pologne. Il s'agit plutôt de donner des bases essentialistes (quoi de mieux que la nation éternelle pour jouer ce rôle ?) à des revendications égoïstes.
Dans des régions qui s'estiment riches par rapport à d'autres régions à l'intérieur de frontières nationales, la revendication nationaliste exprime le refus de la solidarité et la conservation des richesses pour soi-même et ses enfants. Le mouvement qui conduit dans des sociétés développées à la construction de résidences de luxe se prolonge à l'échelle de tout un peuple. Ils ne demandent pas un drapeau, mais un budget. Pas un hymne national, mais un code d'accès aux coffres. Hier, on mourait pour la construction d'un pays indépendant. Aujourd'hui, ceux qui persistent à mourir (et à tuer) sont considérés par leurs propres amis comme des demi-soldes d'un combat d'un autre âge. Les difficultés d'ETA, les faibles scores des abertzale ne doivent pas nous dissimuler cette possible évolution.
Maurice Goldring
Commentaire n°1 posté par chag le 17/04/2008 à 19h44
Que c'est désolant de voir quelqu un qui meprise le fait que des gens essaient de sauver leur culture et leur identité. c'est par des personnes que sa déclinaison accélère. si vous n'en voulez pas , ne vous forcez pas mais laissez les autres tranquilles. la culture basque essaie de survivre et vous vous faites tout pour la tuer ! pourquoi ? le pays basque n'aurra plus de basque que son nom ! ah c'est sur quand on se promène en france on est fier de dire qu'on habite au pays basque on dit qu'on est basque ! mais a partir dire adio ! que savez vous dire. la langue basque quand à elle est une langue locale et qui devrait avoir tout autant de place que le francais ( j'ai pas dis plus j'ai dit tout autant ) ,quand on rale à l'eurovision parce qu'on remplace le francais par de l'anglais et qu'on se pose des questions sur l'avenir de notre langue ( le francais ) , on peut refléchir a plus petite échelle sur les langues régionales qui se doivent d'exister et d'être vivantes. le métissage des cultures et quelque chose de primordial, tout comme le fait de garder sa culture. pas de culture pas d'identité.
Pourquoi tant de mépris envers ce qui essaient de sauvegarder LEUR PATRIMOINE ?
de lire votre blog me donne parfois l'envie de vaumir, vous pronez le fait que l'on vous respecte mais vous ne respectez même pas les autres. vous allez peut etre me critiquer sur la teneur de mes propos, mon orthographe ou mes difficultés d'expression mais je m'en moque.
la plupart des commentaires de ce blog n'emanent que de vous même. de mepriser les gens n'entraine que le mépris des autres. Au lieu de critiquer a tout va les abertzale essayez de les comprendre, de connaitre le but de leur démarche. et ne les mettez pas non plus tous dans le meme panier, il y a différent mouvements abertzale ( plus ou moins respectables ), c'est comme si vous mettiez dans le meme panier socialistes et communistes ( gauche ).
Enfin bref, même si ce que vous exprimez me dégoute, et me fait me rendre compte qu'il ya des gens qui veulent faire perdre leur ame à notre région parce qu'il faut tout uniformiser , je vous salut quand même
agur
Commentaire n°2 posté par etxekoa le 03/05/2008 à 10h48
Le nationalisme basque, catalan est surtout celui de l'attachement à un pays, àses habitants, pour se prendre en charge et  construire des territoires prospères pour le bien être des habitants sans tout attendre de l'extérieur. Identité, dynamisme et solidarité vont de pair.
Davantage de régionalisme serait salutaire pour cette France dont les régions reculent régulièrement dans le classement sur la prospérité des régions européennes.
Ne confondez pas égoisme et demande de responsabilité. La volonté des Catalans ou de la majorité des Flamands n'est pas un refus de soutien d'autres territoires mais une  demande d'efficacité avec des résultats tangibles.
Commentaire n°3 posté par beñat le 17/07/2008 à 09h58

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