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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 21:19
Bon, on va un peu changer de genre, après une si longue absence. Fini de parler des terroristes d'ETA (pour le moment). On va se complaire, se plaindre et se complaindre au sujet de ces rigolos de la communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz - la CABAB pour ne pas la citer- et du syndicat des transports publics qui se mettent à à nous mettre des sites propres -tu parles, charles !- sur la défunte RN 10.
Non pas que je sois contre, tout au contraire ! Mais là, les Grenet, président de la CABAB et Veunac, président du syndicat des transports, nous l'ont fait comme un enfant dans le dos. sans rien dire à personne.
Si, un jour, dans Sud Ouest -vous savez, le "quotidien régional"- nous a parlé d'un site propre entre Saint-Léon, à Bayonne, et Saint-Jean, à Anglet. Pas bêtes, on s'est dit que ça ne pouvait passer que par la RN10, celle qu'on aménage depuis des mois pour la faie passer à deux blles deux fois deux voies. Sauf qu'on ne nous avait rien dit. En tout cas pas que cet élargissement devait se faire pour faire passer les bus sur une voie et les voitures sur l'autre.
Bêtement, donc, on pensait que c'était que pour les voitures, histoire qu'elles roulent un peu mieux. Vu qu'on ne nous avait rien dit, on y croyait dur cmme fer. Pensez donc, si ça avait été pour les bus, on nous aurait prévenus. Conférence de presse à l'appui, plans exposés un peu partout, avec les parkings de délestage, les navettes de liaison, les tarifs promotionnels!...
Tout le toutim, quoi ! Pou nous dire que c'est quand même tellement mieux des bus pas chers, pas dévoreurs d'énergie, économes d'espace. Surtout en ces temps de crise. 
Ben non, les rigolos d'en haut ne nous ont rien dit. Ils ont laissé croire à tout le monde que c'était pour les voitures et puis, l'air de rien, ils ont dit :"ben non; vous êtes vraiment balots; z'avez rien compris; c'est pour les bus et les voitures"...Y'a pas de place pour tout le monde, mais ça fait rien; vous vous débrouillerez...
En clair, on va surtout voir les embouteillages cet été. D'ailleurs, ils ont déjà commencé. Et ils vont se poursuivre ensuite.
Bande de balots ! Lancer un programme comme ça. Sans plan d'ensemble, sans communication, sans projet clairement affiché, c'est se moquer du monde. Une ligne de bus sur la RN 10 en site propre, sans lignes de rabattement, sans parkings de dissuasion ou de délestage, avec toutes les voitures qui continueront à arriver dans la nasse, c'est du grand n'importe quoi!
Les Grenet et autres Veunac ont semble-t-il très volontairement camouflé l'opération pour essayer de passer en douce. Ca devrait -on l'espère- leur revenir dans la figure.
Mai, il y en a un autre qui fait profil bas et qui ne devrait pas faire le fier, à ce sujet. C'est l'ancien président de la même CABAB, le sénateur Borotra le ci-devant maire de Biarritz (au passage, bravo pour le camouflet qu'il a infligé au curé en chef du diocèse de Bayonne : de quoi il se mêle ce curaillon en soutane qui a horreur des pédés dans la rue !), bref, Borotra, ce fossoyeur de l'aménagement urbain et des transports en commun.
Rappelez-vous -pour ceux qui ont de la mémoire- comment il a enterré les études qu'avaient lancées son prédécesseur, Alain Lamassoure, en vue de la réalisation d'une liaison tram-train, de tarnos à la frontière espagnole, avec jonction avec le "topo".
C'était peut-être pas parfait. Mais au moin, on étudiait la question, en utilisant des voies existantes, en créant des sites propres. C'était il y a sept ou huit ans. Sept ou huit ans de perdus. Et pendant ce tmps-là, le trafic a continué à croître. Et comme pendant ce même temps, ce même rigolo de sénateur a fait semblant de croire que la population n'augmenterait pas dans les proportions on on le lui disait...il n'a rien fait pour prendre le problème à sa vraie dimension et construire dans l'agglomération afin d'y faire rester sa population...et éviter ainsi qu'elle n'ait recours à la voiture pour s'y rendre.
Bref, Borotra a fait perdre dix ans à l'agglomération.
Et derrière, son copain Veunac rame pour réparer les erreurs, pendant que le nouveau président, Jean Grenet, fait comme si il maitrisait la situation, après aoir accepté l'inefficience de son prédécesseur.
Le problème, c'est que c'est nous qui allons payer les pots cassés, en bouchons, en temps perdu et en argent gaspillé.
RDV tout à l'heure.

chag
Par charles auber - Publié dans : actualité
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Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /2008 21:06
J'enrage d'avoir confondu l'Atalante et l'Autre cinéma et de n'avoir pas pu trouver de place, ce vendredi soir pour la projection avec débat de "Terreur d'Etat au pays basque". J'enrage de n'avoir pas pu voir (dites-moi, Jean-Pierre Saint-Cricq, n'eût-il été pas mieux de programmer cela dans la grande salle ?) ce documentaire et de n'avoir pu participer à l'échange de points de vue qui suivait.
Tout ça pour dire que, journaliste à l'époque, je fus de ceux qui considérèrent -et continuent à considérer- qu'un état de droit ne se conçoit que s'il n'utilise pas les méthodes de l'adversaire, à savoir celles du terrorisme. Car ce ne fut rien d'autre que ce lâche "abattage" d'hommes dans des bars, dans des rues ou des entreprises. Sans compter que, sur le plan strictement policier -dixit l'un d'eux- ce fut une "belle connerie technique" car elle fit disparaître "dans la nature" bon nombre de ceux que les services antiterroristes de l'époque suivaient à la trace...
Je fus aussi de ceux qui considérèrent, à voir les yeux de la compagne de "Txapela", brandissant le poing dans le jaï alaï de Saint-Jean de Luz, le jour de l' "hommage" rendu par plusieurs centaines de sympathisants -et bon nombre d'etarras, présents dans l'enceinte- à son compagnon assassiné, qu'il faudrait qu'un jour une "solution politique" soit trouvée. C'était au début de 1984.
Tous ceux qui, comme moi, furent ulcérés, ne supportèrent pas qu'un Etat, l'Etat espagnol, se conduise comme les terroristes qu'il devait combattre au nom de la démocratie, qui se mirent à penser, d'évidence, que cet Etat ou ses sbires et nervis étaient aidés par des fonctionnaires français, furent à un moment ou un autre, aveuglés par, non pas leurs "bons sentiments", mais le sens élémentaire des droits de l'homme.
Ces assassinats étaient, sur le sol français, tellement énormes, qu'ils occultèrent ce qui se passait de l'autre côté de la frontière. On exerçait ici une peine capitale (27 morts, dont six -étudiants, berger, vacancière, cheminot, etc.- n'avaient rien à voir avec ETA) sur des hommes qui ne méritaient qu'un procès et une condamnation quand ils étaient coupables et on en oubliait que leurs amis exécutaient massivement des hommes, des femmes et des enfants en Espagne. On occultait, ou on ne voulait pas voir les massacres d'Espagnols innocents, tout entiers tendus dans le rejet de cette terreur d'Etat à l'égard des etarras.
C'est ce que j'aurais bien aimé vouloir rappelé ce vendredi soir, lors du débat.
Rappeler que, dans le même temps où l'on abattait des membres, présumés ou non d'ETA à Saint-Jean de Luz, Itxassou, Bayonne ou Biarritz, 12 élèves de la Garde civile sautaient et mourraient en 1986 dans leur autobus à Madrid; que 21 personnes, des femmes, des enfants, mourraient à Barcelone dans l'attentat de l'Ypercor; que 11 autres, dont quatre enfants, mourraient à Saragosse dans un attentat contre une caserne.
En clair : la terreur d'Etat ne doit pas faire oublier les terroristes de l'autre côté. Aujourd'hui, la terreur d'Etat a disparu. Les terroristes d'ETA, eux, continuent à tuer. 
Par christian aguerre - Publié dans : basque
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 20:51
Les dernières élections municipales au pays basque ont fait apparaître un recul des nationalistes sur la scène politique locale. Ils ont perdu leur "label" municipal avec la défaite de la droite -à laquelle ils été associés depuis six ans- à Anglet et ils ont régressé en nombre de suffrages et en pourcentage à Bayonne où, du même coup, ils ont perdu leurs deux élus d'opposition de 2001.
A Biarritz, ils ont marqué un réel retour en force si l'on s'arrête aux résultats de la liste menée par Peio Claverie. Un résultat en trompe-l'oeil toutefois si l'on veut bien considérer que nombre de voix de gauche lui ont apporté ses suffrages. Par défaut, faute d'avoir pu trouver dans la liste socialiste une véritable occasion de faire progresser des idées, un progamme et une véritable ambition.
Et puis, il y a eu aussi la perte de ce siège symbolique de Saint-Etienne-de-Baïgorry où le seul élu abertzale (ce ne fut que pour un mandat) a été nettement devancé par la droite.
La gauche va devoir toutefois se poser des questions sur ses futures alliances. Une fois évacuée la tendance Batasuna, celle qui se refuse à condamner les assassinats d'hommes de gauche -comme de droite- par ses copains d'ETA, la gauche socialiste et progressiste devra bien un jour ou l'autre se demander comment, à quelles conditions, sur quel programme d'action, elle pourra faire alliance avec AB et EA (cela s'est fait cette fois-ci à Bayonne) pour faire basculer des communes qui ne demandent que cela.
Ce sera le cas à Bayonne où, seule, la gauche socialiste et communiste est minoritaire. Quand, comment, à quelles conditions, sur quels principes, le PS va-t-il se décider à parler avec AB de ce qui peut les rassembler et les faire agir ensemble ?
Ce sera le cas à Biarritz où il faut enfin faire comprendre aux électeurs qu'il y a d'autres solutions que cette alliance de façade, de complaisance, entre des politiciens professionnels, des copains de droite et des nationalistes trop contents, adoubés qu'ils ont été, d'être institutionnalisés, des nantis et des parvenus de la politique, des gardiens d'un temple qui ressemble trop à une boutique. Il devrait y avoir en face des hommes de gauche réunis, qu'ils soient socialistes ou nationalistes et qui parlent d'une seule voix pour proposer autre chose à une ville qui ne vit pas que de paillettes.
Les cas d'Urrugne -où seules 27 voix ont séparé la liste de droite de celle de la gauche et des nationalistes d'AB- et d'Ustaritz sont peut-être les prémices de quelque chose qui bouge au pays basque.
On ne sait pas si c'est la solution. Ce que l'on sait, c'est qu'il faut en parler et y réfléchir.
Par chag - Publié dans : politique
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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /2008 19:50
Un couple d'amis est revenu à Biarritz pour y passer sa retraite. Il a écrit au maire en le félicitant de "l'effort fait pour organiser et soutenir des festivals" tels que Le temps d'aimer, la Semaine du cinéma latino-américain ou les Translatines". Un seul "hic", un point qui, à vrai dire, les a choqués : "dans le festival international de danse, les présentatrices se sont systématiquement adressées au public d'abord en Basque puis en Français". Et de poser la question à Didier Borotra : "N'y a-t-il pas une limite à maintenir quant à la priorité du Français sur le Basque ?" En ajoutant : "est-ce que cela signifie que, pour la Mairie, Biarritz est d'abord dans un pays de langue basque et que le Français n'y est qu'une deuxième langue ?".
Le maire a répondu qu'il avait été lui-même "étonné de cette situation". Mais pour préciser aussitôt que le festival en question, Le Temps d'aimer, "n'est pas organisé par la ville, mais par une association, Biarritz Culture". Ben voyons !...Cela étant, Didier Borotra "l'étonné" ne considère "sincèrement pas qu'il s'agit d'un manquement grave par rapport aux us et coutumes de la région" (ça c'est une formule drôle ...).
D'ailleurs, le maire, qui sent la polémique sous-tendre la question, plonge en plein dedans pour "rassurer" son interlocuteur : "l'essentiel de la population, comme moi-même d'ailleurs, ne parle pas basque, mais il n'empêche que Biarritz est en Pays Basque et que le basque y a aussi ses droits, ceux d'une culture millénaire"...En concluant : "Je ne crois pas très sincèrement que cette affaire mérite beaucoup de discussion car la quasi-totalité de la population connaît cette réalité et l'accepte". Et pan !
Notre ami, qui a toujours considéré lui aussi que le Basque était bien d'une culture millénaire ne voit pour autant toujours pas pourquoi on présente Le Temps d'aimer d'abord en Basque, puis en Français. Et pas l'inverse...
Et moi, je me dis que le maire de Biarritz se mélange les pinceaux dans ses explications et qu'il a de curieuses façons d'embarquer la quasi-totalité des Biarrots dans ses convictions. Je crois plutôt que la quasi-totalité de la population pense le contraire de ce qu'il affirme...
Par chag
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /2008 11:51
J'y reviens pour ajouter quelques précisions.
L'article de Marie-Claude Decamps et Cécile Chambraud met en exergue le manque de formation des clandestins d'ETA : "faute d'entraînement, sept etarras ont sauté avec leur bombe depuis 2000". Exact, mais "gonflé". Il faut en effet préciser que sur le nombre, quatre sont morts le même jour, en juillet 2000, dans leur voiture, à Bilbao, alors qu'ils préparaient la mise à feu d'un explosif.
Cela relativise le "manque d'entraînement". La vraie question, je crois (il y aura partout des maladroits ou la faute à pas de chance quand on manie des explosifs) réside 1/ dans le vieillissement de certains explosifs qui, dérobés un jour, deviennent instables après plusieurs mois de stockage dans des conditions aléatoires (exemple de la titadyne volée à Plévin), mais surtout 2/ dans l'arrestation des artificiers de l'appareil logistique.
Quand "Einstein" fut arrêté en 2000 en même temps qu' "Inaki de Renteria", le patron de l'organisation à l'époque, c'est le "Monsieur ISO 2000" d'ETA qui tombait. Ignacio Santesteban Goicoechea, "Einstein", était considéré comme le "certificateur" du matériel fourni. Dès son arrestation, tout le monde s'est mis à trembler en rcevant des "matériels" qu'il n'avait pas mis au point. En d'autres termes : arrêtez l'artificier et forcèment, chacun va y réfléchir à deux fois avant de déposer une bombe.
Autre précision, concernant l'article cette fois de Michel Garicoix qui accompagne le papier principal : ce ne peut pas être un membre de la "réserve" que le journaliste a rencontré. Tous les membres de la réserve sont planqués dans des appartements, des villas où ils reçoivent une formation ou sont en attente d'une mission. Il serait étonnant que Michel Garicoix ait pu pénétrer dans une telle antre.
Il a pu, par contre, rencontrer un membre des commandos "illégaux" en attente de mission.

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